26/07/09

Arequipa, 2300m, 24 degres en moyenne et 300 jours de soleil par an!

(09/06) Un peu de chaleur ça fait du bien!! on était à 2 doigts de la pneumonie! Sans Pisco nous n aurions peut être pas survécu!
Nous arrivons sous le soleil d Arequipa après quelques heures de bus et un paquet de biscuit péruviens. Cette ville entourée de montagnes et de volcans bénéficie d un climat extra qui nous autorise même le port de tong en journée! On la surnomme la ville blanche. Certains l appellent ainsi pour la couleur de ses batiments, d autres ont une toute autre version. Les incas avaient toujours refusé de construire une ville près des volcans en raison des risques evidents d erruption. Beaucoup moins raisonables, les espagnoles à leur arrivée, ont trouvé le site tellement beau qu ils s y sont installés. Du coup, la ville n a été peuplée que de blancs pendant tres longtemps, d ou son surnom de ville blanche.



















En tout cas, c est avec plaisir que nous avons arpenté les rues ensoleillées d Arequipa qui comprend un tres beau centre historique. Des maisons datant de l époque coloniale tres bien conservées, avec des cours intérieures fleuries dotées de fontaines, céramiques et statues qui rappellent un peu l Andalousie. Nous avons limité nos visites au monastère de Santa Catalina, qui est si grand qu il donne l impression d être une ville à lui tout seul! Anciennement tres réputé dans la haute societe espagnole, dont les filles obtenaient une place moyennant une dote très importante ! Les murs ont été récemment repeins d bleu et d orange...des couleurs magnifiques

qui égaient l aspect un peu austère du monastère et qui nous a donné l impression de nous balader dans une petite ville de Provence!













D Arrequipa, nous retiendrons aussi son marché...les étales de fruits et les jus de fruits frais excellents, les pappas rellenas, le théâtre invisible, le chicharron de chancho, les musiciens mexicains sur la place de l église et le feux d artifice petit budget limite dangereux, la terrasse sur le toit de notre hôtel, le barman du bar branchouille ou les mojitos étaient en promo...un jeune étudiant qui se sent très concerné par les problématiques de son pays et qui nous a fait un résumé un peu amer mais très lucide de la situation politique et économique du Pérou.









Au moment ou nous décidons de quitter la ville, le Perou se mobilise et s insurge contre le retrait du décret en Amazonie, et contre un tas d autres choses...apparemment quand un groupe commence à faire la greve, il est rejoint par beaucoup d autres qui profitent de l occase pour gueuler aussi! L axe routier Arequipa Cusco est donc bloqué (car très touristique donc on est sûr que ça emmerde tout le monde). Après 1 faux départ, nous finirons par prendre un bus qui s arrêtera une centaine de kms avant Cusco, bloqué ar des pierres et des villageois. A 5h du mat, nous sommes donc partis à pied sur les routes avec nos sacs de 20 kgs sur le dos! Mais on leur en a pas voulu...on prefere voir des gens defendre leurs droits plutôt que des peruviens resignés et soumis a leur gouvernement pourri! (même s il n est pas toujours facile de faire le choix de la greve..quand on risque de perdre son travail, qu on a des bouches à nourrir et qu on est seul....)

25/07/09

Puno, le titicaca du coté peruvien.

(06/06/09) Ça y est, on a passé la frontière! et à pied en plus! le bus nous chope de l autre coté du poste de frontière après qu on ait effectué toutes les formalités passeportiennes.

De Puno, nous ne verrons pas grand chose si ce n est un resto chinois incroyablement barato et plutôt bon! Les Tallarines especiales avec des légumes, crevettes, porc, poulet,bœuf et œuf constituent un tres bon investissement!

Des le deuxième jour, nous partons pour les iles du lac titicaca. Avec une bande de 25 touristes, nous nous embarquons dans un bateau avec toilettes (s il vous plait!). Notre guide parle 5 langues et demie (la demie étant l allemand) et s avère être très intéressant.

Au cours du trajet et alors que nous discutons avec notre nouvel ami français
de Paris facteur et voyageur (la poste ça a l air sympa pour les vacances!), le
bateau s arrete puis se met à fumer et finalement ne demarre plus de tout!

On doit donc se faire remorquer par un autre bateau jusqu aux iles flottantes (rien a voir avec le dessert); petites iles ou vivent des communautés.... plusieurs familles sur chaque ile.



Ces iles sont faites de tortora, une plante que l on trouve sur le lac et dont ils se servent pour fabriquer leurs bateaux, leurs maisons et bien sur, l ile. Lorsque l on marche sur le sol, c tout mou, ça rebondi un peu (ludo a testé en se jetant par terre). On a presque du mal à croire que l on se trouve sur un sol de plantes qui flottent sur le lac Titicaca!








Après quelques explications techniques, des photos et bien sur l achat
d un petit souvenir, nous repartons vers Amantani, l ile sur laquelle nous
allons passer les 2 prochains jours!
Des femmes du village viennent nous chercher au port. Nous sommes
repartis dans plusieurs familles, nous serons avec notre nouvel ami français dans la famille dse Gladys, ... (qui est le chef de l une des communautés d Amantani) et leurs deux enfants Tanya et tony.










Gladys nous sert un repas leger mais tres bon, une soupe de quinoa, des crudites et un morceau de fromage local. Nous faisons connaissance avec la famille puis rejoignons notre super groupe pour grimper jusqu au sommet de l ile d où nous verrons le coucher de soleil sur le lac! Splendide, voire presque emouvant!






















Le soir, les Amantaniens nous ont prepare une petite fiesta en m ode local.
On se chauffe un peu avec Aquelino qui nous apprend a boir le pisco en
faisant des offrandes a la Pachamama (en gros, on jette une goutte par terre
avant et apres avoir bu. A eviter chez soit...ca vous degeulasse un sol en
moins de deux!). Avant de rejoindre la petite fete, Aquelino et Gladys nous
habillent en amantaniens. Ca tient un peu chaud pour danser mais le
poncho est pratique pour dissimuler des bieres! Notre guide nous rejoint
et nous vla partis pour la sala de fiestas du pueblo! Grace a lui nous avons
payer nos cerveza 5 soles au lieu de 9, ce qui nous permis d en boir plus
evidemment!



Les jeunes du peblo , puis Gladys et Aquelino nous ont fait danser les danses
traditionnelles. Enfin jeunes...pas pour tout le monde....ludo s est trouvé une
ptite mignone de 80 ans...le coquin!

La soiree avancant et les bieres virvoltant, notre picolud national s est senti tres a l aise et s est mis a faire une petite demonstration de break dance a nos amis d Amantani! Je crois que je garderai longtemps en tete Ludo essayant de tourner sur la tete les jambes en l air, au milieu d un cercle formé par des villageois ebahis applaudissant et criant!! merci ninou pour ce moment de bonheur!














Lendemain un peu difficile. Pisco = barre dans la tete. Dimanche + barre dans la tete = foot pour ludo. Petite partie de futbol a 8h sur le lac Titicaca avec une troupe de gamins tres sympas.








Apres ce petit foot qui decrasse, une petite sieste (a 10h du matin, ca fait toujours bizarre de dire ca) avant d aller filer un coup de main a la conception de briques de terre qui serviront a la construction de maison. Il faut les polir une fois qu elles sont seches.C est bien car ca demande pas de reflexion trop pousse, c est ce qu il me fallait!

Avant le déjeuner nous sommes invités a assister a la ceremonie hebdomadaire des chefs sur la place du village. Chaque dimanche, tous les chefs de chaque communauté se reunissent pour parler avec les villagois des affaires en cours, des nouvelles, des projets.....ils se placent sur des marches en pierre en hauteur, tous vetus hyper classe leur sceptre a la main(l objet symbolisant leur pouvoir et leur statut dans la communauté). Leurs femmes se placent sur le sol face a eux, egalement vetues des costumes traditionels.

24/07/09

La Bolivie....bilan

A notre arrivee, on avait ete un peu choque par l attitude des gens qui essayaient plus de nous arnaquer que de tchatcher avec nous. Peut etre le climat froid, la ville horrible dans laquelle nous venions d arriver apres les superbes paysages d Argentine, tout ca avait peut etre bien influencé notre premier ressenti car apres un peu plus d un mois passe ici, que ce ressenti est loin de ce que nous avons pu vivre! Nous avons eu l occasion de rencontrer des gens genereux qui n ont pas hesité à nous filer des coups de mains, des gens tres souriants qui aiment rire et raconter des conneries meme avec les gringos, des gens à l histoire passee et actuelle passionnante, qui sont tres impliqués dans la vie de leur pays et on en passe!

Le fait est que la Bolivie est plus pauvre et ne beneficie pas du meme climat agreable que les pays que nous avons visité avant, et cela a necessairement une influence sur le mode de vie des gens, leurs reactions et leur relation avec les autres! C un pays de la debrouille, sans pour autant dire individualiste. Non, nous pensons que la culture bolivienne est une culture de groupe mais chacun semble avoir appris tres jeune à se demerder et à avancer quoi qu il arrive! Ici, on ne mouche pas les enfants, ils apprennent à se moucher tout seul! C est peut etre un peu caricatural, mais pas si loin de la realité! et on se dit que, dans une certaine mesure, la debrouille constitue un bon apprentissage de la vie!


Definitivement la Bolivie avec sa culture andine si particuliere et dont ils sont fiers (sauf peut etre a Sucre et a Santa Cruz, mais on a pas ete voir cette derniere destination), ses femmes si admirables, ses paysages d une variete assez rare (meme apres l'Argentine on peut encore dire ca, et oui, c est pour vous dire....mais on croit que vous en avez eu un apercu sur les photos.), la Bolivie est vraiment une destination fabuleuse et bien plus depaysante que l Argentine ou l Uruguay. Si Elsa a mis en tete de son top 5 le Bresil suivi de pres par la Bolivie, je crois que pour moi c'est l inverse et j aimerai en voir encore un peu plus. Et oui il reste encore tout l Est, une partie de l ouest avec le fameux volcan Sajama, continuer a se perdre seul dans les (hautes et basses) montagnes et decouvrir encore plus de choses de cette foret car c est une experience geniale et que c est bon d etre coupe de tout! Ici tout est accessible, meme monte a plus de 6000m sur le sommet du Hayna Potosi avec un seul poumon!!!!!!On rigole bien evidemment mais c est pas loin de la verite. La securite et la paperasse ici, c est pas leur truc: ca tombe bien car nous non plus.


Vous l aurez compris on a adore et qui plus est, c est tres tres abordable en terme de budget, alors pourquoi se priver!

23/07/09

Copacabana, le titicaca du coté bolivien


(03/06/09) On quitte La Paz pour rejoindre la frontiere bolivio-peruvienne et faire notre derniere escale en terre bolivienne. Le trajet est magnifique:ici pas de pollution, que du bleu pur, du bleu celeste mais malheureusement pour nous pas de bleu d auvergne. On traverse le lac sur un petit bateau alors que le bus lui traverse dans une autre embarcation.









Ce Copacabana là n a pas grand chose à voir avec son homonyme bresilien
mais il vaut tout autant son pesant de cacahouetes! Pas d´ocean à pertes
de vue, ni de sable chaud et encore moins de fesses de bresiliennes qui
balottent effrontement de droite à gauche, mais un lac d un bleu turquoise
puissant face à une cathedrale aussi blanche que majestueuse, et des
cholitas bien en chair qui vendent pain, cierges, fruits.....ça balotte aussi,
mais pour d autres raisons...

Nous ne resterons pas longtemps à Copacabana, juste le temps de visiter quelques rues et d assister au defilé des enfants de la region pour l anniversaire de la province. Des ptits bouts en costumes hyper classes ( en habit de lumiere nous dirait seb) qui jouent de la flute de pan en marchant au pas (ici, toutes les ceremonies officielles sont tres codifiees et souvent associées à l armee). Tout cela sous les yeux du general Tapioca, en personne! dont nous n avons pas de photo, sinon nous ne serions plus là pour ecrire ces mots mais au fond d un cachot bolivien à bouffer des rats et à esperer que tintin vienne nous liberer!













Depuis Copacabana, nous prenons un bateau vers l´isla del Sol, qui avec l´Isla de la Luna, sont les iles les plus connues du lac Titi cote Bolivie. Ici l isla de la luna=>
Le barco nous depose à la pointe nord, où commence le sentier vers la pointe sud; environ 3h30 de marche sur un chemin caracterisé en pierres, qui grimpe sur une sorte de crete au milieu de l ile. Un peu d histoire avec quelques ruines dont celle de l autel des sacrifices qui etait dedie au sacrifice semble t il :-)
le debarquement=>
et l' autel
La crete nous permet d apprecier la vue magnifique sur le lac de part et d autres du chemin. Trois communautés se partagent l ile, chacune ayant son bout de terrain bien definit. A chaque passage dans une nouvelle communauté on doit payer un petit droit d entree, dedié au financement des ecoles notamment. La marche est agreable, car ça grimpe assez peu et à plus de 4000m d altitudes, croyez moi ça compte!






Nous passons une nuit dans une petite auberge sur la route un peu à l ecart de la communauté de la pointe sud. Nous negocions une chambre double avec baño privado pour 60 bolivianos au lieu de 120 (prix annoncé au depart). Ludo devient un veritable expert en negociation! Je ne sais pas s il va reussir à se deprendre de cette nouvelle habitude en France! Cela dit, je ne suis pas sure que ce soit aussi bien accepté chez nous!

Etant donné qu on a un peu economisé sur la chambre on decide
de se faire plaisir en accompagnant notre trucha aux petits legumes
d un petit vin bolivien (de la region de Tarija) pas mauvais du tout!
On est vraiment content meme si Elsa a avale une arrete qui lui fait mal a la gorge!
Depuis la colline derriere notre petite auberge, il est possible de voir le coucher et le lever de soleil sur le lac! ( enfin, le lever avec un peu de retard, parcqu´evidemment on ne s est pas levé à temps!).




Nous reprenons la route le lendemain, pour choper un bateau pour Copacabana puis un bus pour Puno, au Perou! Adieu Bolivie........





21/07/09

Rurrenabaque, aux portes de l' Amazonie


On vient de rejoindre Rurrenabaque surnomme Rurre, petite ville qui longe le rio Beni et qui se trouve aux portes de l Amazonie. La route pour y parvenir est longue (16h) et perilleuse. On ne s est pas comment font ses boliviens pour arriver a dormir alors qu il y a des ravins de fou a cote du bus et qu il lui arrive parfois de faire des marches arrieres pour laisser passer le camion qui vient en face!!!!!!!

Bref, encore une fois, on est content d etre arrive la sain et sauf!

On trouve la temperature tres clemente bien qu un peu humide mais on ne va pas faire les fines bouches. La ville est tres sympa. Pour rejoindre notre auberge on prend des motos taxi que nos sacs enormes n impressionnent pas du tout. Les rues sont pavees, c est tres sympa. Comme d habitude on rejoint notre auberge pour se decharger, on cherche le marché couvert pour manger et on repere quand meme un pub qui diffusera la finale de Champions League ( et oui on se refait pas)

L auberge est tres sympa, on dirait presque du Gaudi ( j exagere un peu d accord).Superbe mosaique au sol avec une grande piece a hamac pòur le plus grand plaisir d Elsa






Afin d avoir une petite vue d ensemble on se rendra au mirrador dont on peut
apprecier la vue sur la ville et sur les montagnes. En chemin, nous rencontrons
un homme qui vit plus au nord dans la foret amazonienne. Il nous raconte
comment quelques annes en arriere dans sa region et son village sont arrives
des entreprises qui ont investit les terres cultivables et habitables (apres que
le gouvernement est accepte de leur donner ces concessions) bien qu elles appartiennent aux indigenes depuis des millenaires mais pour lesquels ils n ont jamais eu de papiers formels. Il faisait partie de ceux qui ont manifesté a l epoque et donc de ceux qui se sont fait taper sur la gueule par l armee pour avoir simplement reclame ce qui leur revenait de droit! On vous en avait parle lors d une precedente publication: vous pourrez donc remarquer a j uste titre que c est le meme probleme en Amazonie bolivienne.
Si dessous la vue du mirrador.






Apres avoir selectionne tranquillement une agence qui nous semble autant que possible respectueuse de la foret et des animaux, nous voici parti pour 3 jours en foret. On se rend au premier campement dans le parc national Madidi apres avoir rendu visite a des producteurs de sucre de canne. 100 litres de jus de canne pour faire 10L de sucre liquide qui est refroidit en pain de sucre. Le litre se vend environ 10 bolivianos. Sur les photos vous pouvez voir les etapes (de droite a gauche : la presse dans le fond qui est active a force de cheval. On y met la canne a l interieur afin que celle ci y soit pressee puis le monsieur recolte le jus dans le sot qu il verse ensuite dans un recipient porte a ebullition. On enleve les impuretes avec une sorte d ecumoire puis on le verse dans des petits moules qui donne des pins de sucre.







Egalement en photo notre guide qui s approvisionne en orange en grimpant pied nu sur une branche et une des fille de la famille.




Nous gimpons à nouvau dans notre embarcation pour rejoindre les cabañas qui nous serviront de logement pour cette premiere nuit. Cachée derriere la foret, les cabañas en bois possedent un toit en feuilles de mutaku tressees selon la tradition de la communauté tacana.
Plusieurs annees en arriere, les habitants de cette partie de la foret et descendants des indiens tacana se sont battus pour obtenir du gouvernement qu il proclame leurs terres comme faisant partie du parc national protege Madidi. Aidé par un europeen genereux, ils ont eu gain de cause, et ainsi mis en place une activité touristique qui leur permet aujourd hui de subvenir à leurs besoins. De l autre coté de la ville, vivent aussi des descendants des indiens tacana. Cette partie de la foret n est pas reconnue parc national, elle est donc sur le point d etre investie et pillee par les entreprises qui ne connaissent rien à la foret sinon le prix auquel ils l achetent! La plus grosse crainte aujourd hui des indiens est que cette partie soit tellement exploitees, que ca fasse fuire tout les animaux de la region (un bel exemple de la rupture d un ecosysteme) et que ca ait un impact direct sur leur activite touristique. Une usine d extraction au milieu d une foret, c est sur que ca denote!

Les tacana ont leur propre dialect. Avec l arrivee de personnes parlant le quechua, la langue s est un peu transformée. Ainsi, on peut entendre du tacana puro et du tacana metissé issu du melange avec le quechua.

Apres un bon repas, nous partons marcher un peu en foret. Nous sommes 7,le guide son fils, deux anglais et un espagnol tres sympa. Un peu trop nombreux, donc un peu trop bruyant! mais cela ne nous empechera pas de voir des animaux. En silence, en essayant de marcher entre les branches qui craquent nous avancons dans une foret dense et tres vivante! Lorsque l on ecoute la foret, ou plutot lorsque l on sait l ecouter (ce qui est le cas de notre guide qui a grandit ici) on entend des centaines de cris d animaux differents, c est une musique incessante et tres agreable à ecouter. Notre guide imite parfaitement le cris des singes qui lui repondent en echos. Dans l apres midi nous aurons la chance de voir 3 especes de singes, dont les singes lion, les singes araignees aussi furtifs lorsqu ils se jettent d une branche à une autre et les singes capuchino.

What else ? ah oui, on essaye de voir si G.Clooney etait de la partis mais non :-)

Nous verrons egalement des araignees qui sortent à la nuit tombee. C est aussi le cas des tarantules, qui sortent pour manger seulement lorsqu´il fait nuit et rentrent vers 4h30 du mat dans leurs nids. Nous n en avons pas croisé et je pense que c est une bonne chose pour moi car cela m aura evité l attaque cardiaque! La curisosité a été plus forte que la peur, et nous sommes tout de meme allé voir la tarantule de la cuisine de la cabaña, endormie dans son nid, Je n ai vu qun bout de patte mais jai quand meme senti mon estomac se retourner et n ai pu reprimer un cris. Ce qui a evidemment beaucoup amusé les guides, qui ont beaucoup aimé me traquer avec les tarantules durant notre petit sejour.








Le lendemain, la balade sera plus centree sur la flore. Le guide nous montre quelques unes des innombrables plantes et arbres qui vivent dans la foret. Des plantes qui lorsqu on les presse produisent une couleur rouge , d autres jaune ou encore bleu (einture rouge sur le front de ludo) qui sert de repulsif pour les moustiques,entre autres choses. Un abre a caoutchouc,d ou sor un epais liquide blance qu il faut laissr secher pur que cela se transforme en caoutchouc tresresistant, des arbres avec des pates qui se deplacent sur le sol en fonction de leurs besoins, des plantes pour les maux de tete, differents palmiers qui servent à la constuction de mison, d instruments de musiques....des plantes veneneuses, et leurs antidotes ainsi que les remedes aux piqures de serpent,de tarantules ou de fourmis (une espece es particulierement dangeuareuse...les b... qui font`presque la taille d une limace et vous cloue au lit 24h si elles vous piquent!). Nous aurons egalment l occasion de voir des couples de papagai (toujours par 2) rouge et bleu turquoise!










Le soir,nous campons en pleine foret, sous un abris en toile plastique et sur un sol de feuilles de palmiers. Le guide nous prepare une super bouffe que nous mangeons a la bougie en racontant des conneries su les tarantules (ce qui me plait moyen moyen...mais ça les fait tellement rire de me foutre la trouille!). Alcide nous raconte que pour etre guide il faut passer certaines epreuves, une au perou et une ici. Lui a du se rendre du nord de la foret jusqu a l entree du parc madidi (cote rurrenabaque donc la ou nous sommes) (environ 3 semaines à pied). Seul, il se nourrit des aliments trouves dans la foret, se soigne avec la foret,boit avec la foret, et tdoit touver son chemin au milieu d une foret hyper dense ou aucun sentier n existait a l epoque! Lui a mis 17 jours, ce qui est pas mal du tout compte tenu de la difficulté du parcours! Pour nous qui ne connaissons pas la foret, il nous suffit de marcher seul 30 min pour nous perdre...meme avec un sentier! De l interieur de notre moustiquaire nous nous endormons en ecoutant le buit de la foret! tres sympa!
Le lendemain, Alcide me fabrique un porte eau en feuilles de je ne sais quoi...tres pratique mais un peu encombrant et apres que ludo ait repeté 538 (on a compté avec notre ami espagnol Jorfy) j aimerais bien pecher, j aimerais bien pecher, dis Alcide on peut aller pecher???? allez,vas y on fait les fous on va pecher!!!! donc apres avoir fait un lavage de cerveau à ce pauvre Alcide, celui ci s est finalement decidé à lui fabriquer une sorte de canne à peche, et on est parti pecher dans le io pour la plus grande joie de LUdo, qui sautait tellement de partout qu il a finit le c... dans l eau!









Un sejour tres tres instructif, de belles leçons de vie et des rencontres humaines tres fortes! tellement fortes, qu on va leur envoyer des capes de pluie decathlon,qui ont eu un franc succés chez les guides!

20/07/09

Le trek d´El Choro

(21/05/09)On se l etait promis, on se l ai fait. On a decide de faire ce trek
magnifique qu est le trek d El Choro mais on savait pas trop a quoi s attendre. On a donc pris la direction du Club Andino histoire d en savoir un peu plus. On rencontre un ancien alpiniste dans son bureau de 2metre carre ou une table et deux chaises passent a peine. On comprend vite qu il est bien plus interesse par nous vendre sa visite de montagne d une journee que de nous donner des infos. Apres qu on lui est bien fait comprendre qu on ne oulait pas faire son tour dans la montagne, on comprend vite qu il cherche a nous louer sa tente pour le trek. On a pas trop confiance vu ce qu il vient de se passer avant surtout qu il exibe fierement sa photo en 1969 a Chamonix (on se dit que s il n a pas changer de tente, on est mal parti!!!!!!) Meme si on commencerait presque a avoir pitie de lui, on decide de louer la tente ailleurs et nous voila parti le lendemain pour 3 jours de marche.



Au programme:
Depart de la Cumbre a 4200m, ascension du col a 4800m puis descente jusqu au village Chairo a 1380m. Ca nous fait donc au moins 4020m de denivele en trois jours (avec quand meme une grande partie en descente), camping sauvage, des sandwiches et beaucoup de sandwiches, de l eau et eaucoup de pastille purificatrice mais si l eau minerale qu on boit tout les jours nous semblait moins clean que celle qu on recuperait. Il parait qu il faut faire attention,alors on a fait attention! Pour ce qu il est des paysage on va vous laisser apprecier mais en gros c est desertique puis evolution tranquille vers la foret tropical et enfin foret tropicale.
En gros on a fait en moyenne 6h de marche par jour avec premier jour la Cumbre et le village de Chala pampa puis Chalapampa, Bella vista (on vous laissera comprendre pourquoi) et Bella Vista Chairo.









On a trois speciales dedicaces:

La premiere pour le Japonnais et sa maison ( C est comme ca que c est indique sur la carte), venu s etablir a Sandillani en 1960 apres 4 annee de voyage autour du monde. Il a construit sa maison la, son jardin,son terrain de camping et mesure 1m30 tellement il est courbe (il est pas bossu, il est courbe parallele au sol a partir de son ventre!!!!!!. Ce qui est en revanche paradoxal, c est qu nous a dit qu il ne connaissait pas Chorro qui est a une journee de marche! Ils sont fous ses japonais.....Vous comprendrez qu on ne l a pas pris en photos , ca aurait ete un brin deplace!






2eme dedicace a l artisant qui fait des services a salade en bois qu il
va vendre a la Paz 10 bolivianos apres 2 jours de marche dans le sens
inverse de celui quon a fait (je vous jure que nous, pour rien au monde,
on aurait aime le faire en sens inverse)!


3eme dedicace pour l enfant qui ne va pas a l ecole mais qui parle le plus au monde. Un ange mais un brin fatiguant!










La Cumbre, tres haut, tres froid mais d une beauté à couper le souffle: debut du trek!


















Le campement deSan Fransisco. Vous comprendrez qu on ne s y soit pas arrete!










Chorro et elsa`pas rassuree sur un pont pas rassurant!











Challapampa, notre campement en pente. Pour dormir, c est que du bonheur!











Samana Pampa, un troupeau de lama et un cheval coiffé façon punk!


Un treck inoubliable.....que l on recommande à 2000%

18/07/09

La Paz, Chulumani et les Yungas


(13/05/09) Arrive a La Paz a 6h30 du matin histoire d etre bien sur d apprecier le froid
apres une nuit passee dans le bus: autant dire qu on est bien en forme!!!!!.
On retrouve les sensation de Potosi ce qui ne plait que moyennement a Elsa. On arrive par l Alto, ville a part entiere qui domine la Paz enclavee. On doit voir au bas mot une 100aine de micro (les minibus de 12 places) qui attendent la, dans un bouchon enorme, on hallucine. La vue d en haut est superbe, on voit une metropole coince dans une vallee domineee par 3 sommets de plus de 6000 m, enneiges : L Illampu, L Illimani et le Huayna Potosi. On empreinte l autopista pour rejoindre le centre bien 400 m plus bas.











En deux jours on fera quelques rues commercantes avec leur petits stands d artisanat installes dans la rue. Les cholitats sont là, chacune a cote de son stand, emitouflées dans des couvertures.
Là, sont empilles de facon plus ou moins clair bonnets, gants, echarpes, pulls en alpaga, panchos, j en passe...Elles interpellent les passant d un "que vas a llevar?" qui pourrait se traduire par un "qu est ce tu me prends?" Entre deux "que vas a llevar?" elle mange de la main droite du pain ou une soupe chaude assise par terre avec un bebe dans le dos et un piece d artisanat en cour dans la main gauche . C est femme sont impressionnantes et toujours assez elegantes avec leur chapeau melon sur la tete (typique de LaPaz), leurs guetres
et leurs robes a jupon.


On fera le musee de la coca dont la legende dit: God said to the andean people:
"Guard the leaves with much love and when you feel the sting of pain in your heart, hunger in your body and darkness in your mind...take them to your mouth and softly, draw up
its spirit which is part of mine....."You will find love for your pain, food for your body and light for your mind. Further more, watch the leaves dance with the wind and you will find answers to your queries. But if your torturer, who come from the North, the white conqueror, the gold seeker, should touch it he will find in it only... poison for his body and madness for his mind for his heart is so callous as his steel and iron garment. Que cela semblait visionnaire!!!

On ira rendre visite a une structure de commerce equitable qui produit, transfsorme et vend du chocolat : El Ceibo. Puisque la structure d exportation est en assemblee generale avec les producteurs, j y retournerai deux autres fois, une fois pour rien et une autre fois pour discuter avec le responsable commercial. Fort interessant!
Ici encore quelques photos de La PAz avec ses montagnes et ses quelques buildings












Une journee a faire la route de la mort en VTT qui n est pas trop mortelle en velo (meme si quelques accidents sont arrives, apparement un anglais aurait omis de tourner...) mais en voiture ou en Bus, ça l est bien plus puisqu il n y a que la place pour un vehicule et comme la route est bordée de ravins assez enormes, on imagine facilement comment des accidents ont pu arriver.


C est justement par l une de ces routes vertigineuses que nous quitterons
Lapaz le temps d un week end, pour rejoindre
Chulumani, petite ville des yungas.









Du centre de ce petit village, nous retiendrons son poulet grillé au barbec,
le monsieur bourré qui dansait la salsa et nous a repeté la meme
phrase 12 fois (on a compté), Xavier un Bolivien blanc qui se fait aussi
appeler gringo et qui tient un hostel à Chulumni. Nous avons passé une
soirée tres agreable en sa compagnie et avons pu ainsi en apprendre plus
sur les yungas, les nombreuses plantations de coca qui ont progressivement remplacé les mandarines et le café car le prix etait monté tres haut à un moment donné.

Ci dessous, une plantation de coca avec les feuilles qui sechent au soleil puis une cerise de cafe (et oui c est un fruit dont on retire la pulpe pour garder le grain pour le torrefier et le moudre et le servir a des petits blancs!!!!! ) et son pied














Evidemment, apres que tout les agriculteurs de la region aient brulé leurs terrains pour y faire pousser de la coca, les prix ont mysterieusement chuté! Aujourd hui, ces producteurs ne vivent pas mieux qu avant, voir moins bien et une grosse partie de leur production reussi tout aussi mysterieusement à passer les frontieres pour etre envoyée en Europe (depuis que le nouveau gouvernement bolivien evite un maximum tout echange avec les Etats unis). Evo ne serait pas aussi parfait que certains boliviens le croient et participerait à sa maniere au commerce le plus lucratif du monde avec celui des armes! Et ce n est pas seulement l opinion d un membre de la classe riche et blanche bolivienne (qu evo ne porterait pas dans son coeur) mais aussi d un producteur de café rencontré un peu plus tard et descendant du peuple indigène.




Nous avons egalement pas mal marché, surtout le deuxieme jour lorsque nous nous sommes perdus dans une plantation de café et avons du faire marche arriere dans une pente presque verticale! de ces deux marches, nous retiendrons les enormes feuilles de bananier, les plantations de café, notre discussion avec une productrice de coca, les petits villages où les enfants nous ont accueillis à l entree pour nous accompagner jusque dans le village, les oiseaux
multicolores qui ne se laissent jamais approcher, les chemins poussiereux...
et les moustiques!!






une espece regionale de moustiques qui, lorsqu ils te piquent une petite
goute de sang emerge! 42 piqures sur le bras gauche (jai compté ça aussi!) et autant sur tout le reste du corps! ça ne m a jamais gratté comme ça!encore trois semaines apres, ça me gratte toujours et jai des marques genre taches bizares! bref, les moustiques de Chulumani, on s en souviendra! meme ceux de la foret amazonienne y sont pas aussi
mechants!!
Quelques petites photos du paysage:












En tout cas, nous aurons passé des moments tres agreables dans cette region des yungas. C est presque avec regrets que nous reprenons notre bus en direction de Lapaz, où il fait froid, il fait haut mais au moins, les moustiques y crevent avant d y arriver!